Lettre de Blois, aux rendez-vous de l’Histoire.

Blois, le vendredi 8 octobre 2021

Cher ami,

Me voici donc aux rendez-vous de l’Histoire à Blois, ce mois d’octobre 2021. Je découvre avec grand intérêt et même avec joie tout un milieu : celui des universitaires, celui des enseignants, celui des amateurs d’histoire, de sociologie et de culture générale de salon aussi. Ce milieu, c’est autant celui des « grands-mères aux cheveux violets », comme Natacha, co-préparationnaire de l’agrégation d’histoire rencontrée hier soir, les appelle, que celui des sociologues déconstructeurs, des syndicalistes forcenés, des professionnels de la science historique et des humbles professeurs, pour certains (les plus jeunes, en général) animés d’une joie très enthousiasmante, pour d’autres (les anciens) épuisés et aigris comme beaucoup d’ex-soixante-huitards le sont de nos jours. 

Voici comment les choses se passent. Plusieurs endroits, le château, la chocolaterie, la chambre de commerce, l’université, l’hôtel de ville mais aussi la cathédrale, se voient dédiés pendant quatre jours et demi à l’animation de sessions de travail, conférences, tables rondes et ateliers en tout genre, animés par des interlocuteurs très divers plus ou moins connus sur la scène médiatique, politique, historique ou sociologique. Tout ceci s’organise selon un thème général nouveau chaque année. Cette année, c’est au Travail que les rendez-vous sont consacrés, c’est d’ailleurs pour cela que nous sommes là, préparationnaires de l’agrégation, car le Travail est le sujet de notre programme d’histoire contemporaine pour le concours à venir.  Certains ateliers ont dû faire l’objet d’une réservation en ligne au préalable, certains ne nécessitent aucune réservation, certains demandent que l’on vienne retirer un ticket le jour même où ils se tiennent. Dans ce cas, on vient faire la queue en différents points de la ville. J’allais oublier de préciser qu’évidemment, tous les sites où se tiennent les rendez-vous demandent de passer un premier contrôle de sécurité lors duquel on nous fait ouvrir notre sac et l’on scanne notre pass sanitaire sous forme de ce fameux QR code. Une fois notre pass validé, on nous met autour du poignet un affreux bracelet de papier, nous voici ainsi marqués non plus du sceau de l’Esprit mais du sceau sanitaire.

Une fois les contrôles passés et une fois ses billets pris, on va et on vient d’une conférence à l’autre, le rythme est agréable, on a la possibilité d’aller travailler à la bibliothèque de l’université entre chaque rendez-vous, c’est bien commode et le centre-ville de Blois est si beau qu’on aime de toute façon s’y promener. Les gens ici sont heureux, agréables, ouverts, on rencontre beaucoup de monde et on voit bien que chacun aime ici l’Histoire et la Connaissance. Je me sens moi-même fort bien et apaisée d’être ici, c’est un temps de recul et de repos, un peu comme une sorte de retraite hors de Paris pour m’aider à mieux préparer les concours. Lors de chaque conférence, le silence de chacun, le respect des intervenants, tout est très professionnel, presque religieux ; puis les questions viennent, puis l’on applaudit à la fin et enfin on se lève, on quitte la salle pour aller travailler à la bibliothèque en silence ou entendre un autre enseignement. Quand on quitte la salle, je ne peux m’empêcher de penser au moment où chaque dimanche, je sors de l’église après la messe, quand la masse de fidèles se dirige lentement vers la sortie. 

Ici, je me sens en effet animée d’une joie et même d’une passion similaire à celle que je vis en général quand je prie, quand je communie ou quand je pense à Dieu tout simplement. Je me vois, comme quand je vais à Saint Nicolas-des-Champs ou à Paray-le-Monial, heureuse de rencontrer les gens, heureuse d’échanger avec eux nos histoires et nos ressentis. Oui, tant de choses se ressemblent. L’enthousiasme et la gentillesse des gens ici est telle, leur volonté de partage, leur volonté de respecter les autres, c’est émouvant, il faut le dire. Crois bien pourtant que je veille à ne pas confondre les choses. Blois n’est pas du tout l’Eglise. Blois déifie la Connaissance, l’Eglise adore et vénère Dieu. Quand les gens s’entassent à l’Hôtel de ville pour une conférence sur les crimes au travail depuis un siècle, la cathédrale, où se déroule une conférence sur le catholicisme social dans la deuxième moitié du XIXe siècle reste presque vide (je n’ai pas assisté moi-même à cette conférence, je dois avouer que je ne suis pas moi-même férue de cette partie de l’histoire de l’Eglise où il semble que Celle-ci ait plutôt travaillé avec les grands industriels de l’époque pour atténuer le mal causé aux populations travailleuses, en soignant les symptômes sans soigner la cause originelle du mal : l’adoration pour l’Argent, la Technique et le Progrès démarrée dès la Révolution française). 

En vivant ces rendez-vous de l’Histoire, je ne peux m’empêcher de penser Maître de la Terre, roman catholique visionnaire écrit au tout début du XXe siècle, décrivant une humanité prétendument unie par la Paix, l’Amour, la Connaissance, faisant de l’Homme son dieu, défaite totalement de l’idée de Dieu.

Prie pour moi je t’en prie, pour que je puisse rester une petite flamme au milieu de tous ces gens, toute cette humanité qui déconstruit jusqu’à son essence même, que par mon propre amour pour l’Histoire, je puisse leur témoigner de mon amour, en tout supérieur, pour Dieu.

Bien à toi, en union de prière,

Amélie.   

Prise de parole du Pape à propos de la vaccination anti Covid19 : distinguer l’homme et le dogme.

Le 18 août 2021, la chaîne d’informations Vatican News a publié une prise de parole officielle du pape François en faveur de la vaccination contre le Covid19 « de la majeure partie de la population », « au service du bien commun ». La courte prise de parole est disponible sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=j23JF6ehPIU&t=89s

Face à cette prise de parole, voici selon moi les principales questions que l’on est en droit de se poser et les inquiétudes que toute personne, catholique ou non, doit être autorisée à exprimer.

La stratégie vaccinale actuelle me paraît en contradiction avec les principes d’égalité, de redistribution et de partage des richesses et les principes écologiques particulièrement prônés par l’Eglise ces dernières années.

Il est de notoriété publique que les pays les plus pauvres dans le monde sont ceux à qui il manque des doses de vaccin. Circulent en outre, depuis le début de la crise, des histoires de petites entreprises qui se sont vu réduire voire retirer toute capacité de produire des masques, des tests (tests médakits ?), voire des traitements potentiels (Xenothera, entreprise nantaise travaillant depuis un an sur un traitement d’anticorps polyclonaux)… au profit de plus grandes entreprises mieux établies avec les pouvoirs nationaux et internationaux, développant des produits ou des protocoles autrement plus rentables. En outre, la stratégie vaccinale telle qu’elle est actuellement pensée exige la fabrication, le transfert et la conservation à grands frais environnementaux (stocks à froid…) des différents vaccins, et ce à long terme puisque l’on en vient à parler de rappels réguliers sur l’ensemble de la population vaccinée.

Le droit de prudence des citoyens vis-à-vis de protocoles sanitaires expérimentaux à grande échelle par des labos et gouvernements notoirement corrompus par l’argent et par l’impératif de la reprise économique, autant que les limites actuellement à l’étude des vaccins eux-mêmes, sont curieusement oblitérés de la prise de parole papale.

En santé publique, en santé publique française tout du moins, il est interdit de rendre obligatoire la participation à un essai clinique. Rien que cela devrait suffire à faire taire les partisans de la vaccination du plus grand nombre et à autoriser chaque citoyen à exercer son droit de prudence sans se voir exclu de la vie quotidienne, sociale et économique par des mesures telles qu’un passe sanitaire en France.

En outre, le Monde, Le Figaro, France Info… le reconnaissent : depuis quelques jours, voire quelques semaines, il apparaît de plus en plus difficile d’ignorer la présence d’effets secondaires indésirables à la suite d’une injection vaccinale contre le Covid. Des dérèglement menstruels chez les jeunes femmes, par exemple, ont été remontés à l’ANSM – je dois avouer que ce symptôme me parle particulièrement car je fais partie de cette population. Bien entendu, il ne faut pas confondre cause et concomitance, causalité ou corrélation (biais statistique qu’il serait bon d’ailleurs de distinguer aussi dans le cas des morts du Covid, qui sont en fait morts en majorité d’une comorbidité…). Nous n’avons pas assez de recul pour tirer de conclusions. Il n’empêche que nul être humain ne peut actuellement être obligé de se voir inoculer un tel vaccin, surtout lorsqu’il s’agit de combattre un virus inoffensif dans l’écrasante majorité des cas.

Un usage inquiétant voire alarmant d’une néolangue bizarre, d’un vocabulaire dérivé de l’amour.

Lumière, construction, bien commun… Bien que je ne sois pas spécialiste du sujet, il semble que le Pape François emploie des termes dérivés du vocabulaire catholique, d’une orientation maçonnique, une sorte de néo-langue que j’ai aussi vu récemment employer à Paray-le-Monial, dénoncée dans un article précédent. Aucun appel à se mettre au service des malades et des plus pauvres, mais la répétition d’un message hypnotique favorable à la vaccination, en totale conformité avec ce que nous assènent les Grands et Intelligents de ce monde, quand Dieu nous appelle à écouter les Petits, les simples et les pauvres de coeur.

Que faire, concrètement, face à cette prise de parole ?

Peut-être simplement continuer de nous réjouir avec Dieu, qui nous sauve et nous donne Sa joie, et prendre avec humour cette prise de parole finalement assez désolante. Comme Jacquouille la Fripouille dans les Visiteurs à propos de l’Enchanteur, se dire simplement à propos de notre bon Pape mal conseillé que « Voilà, il gatouille ! ».

Et, sur une note plus sérieuse, n’hésitons pas à lui écrire pour lui faire part de notre désaccord et de notre inquiétude, il y a urgence…

Très Saint Père, priez pour nous, en tout cas, nous, on prie pour vous ! Il est heureux que cette prise de parole ne constitue pas une officialisation du dogme ou de la position de l’Eglise catholique en la matière. Il apparaît néanmoins légitime de commencer sérieusement à s’inquiéter de la corruption de l’église humaine jusqu’à notre pape manifestement mal conseillé et désinformé.

Retour de session à Paray-le-Monial : grâces et gravité de la situation catholique actuelle.

Je me suis récemment rendue à une session dédiée aux 25-35 ans à Paray-le-Monial, sanctuaire et lieu de pélerinage, où chrétiens et catholiques croient que Jésus est apparu montrant Son coeur ouvert et enflammé d’amour à Sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1675, lui disant, entre autres : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, […] jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude ».

Cela faisait dix ans que je n’étais pas revenue à Paray. Je m’étais décidée à la dernière minute, alors en désarroi sentimental et professionnel et je savais, en y allant, que je ne le regretterais pas. Quand on fait confiance à Dieu et qu’on choisit de se rendre là où Son Coeur est apparu, on reçoit forcément des grâces, même si celles-ci ne sont pas toujours celles attendues. Dieu nous surprend et sait mieux que nous quoi faire de nous.

Cette session me permit de recevoir une multitude de grâces autant que de constater la gravité de notre situation, à nous autres catholiques, notamment à cause notre peur d’aborder de front les difficultés du monde. Ce monde que nous sommes pourtant appelés à aimer radicalement, en Vérité. Je commencerai par exposer ce qui me paraît grave et terminerai par les grâces reçues.

Première source de gravité : américanisation de la Foi et de la pratique charismatique catholique.

Des méthodes de développement personnel dignes de coaches en entreprise et des novlangues (emploi très fréquent de termes détournés, tels la « Bienveillance » et la « Gratitude ». Auparavant, on disait simplement « Amour » et « Rendre grâce ». On ne dit pas encore « Je vous salue Marie, pleine de gratitude », que je sache). Une tendance à l’émotion très forte, avec par exemple la promotion de films et de la boîte de production américaine Saje à l’origine de beaucoup de très mauvais films américains faisant passer Dieu pour un magicien enrobé de guimauve et de sucre. Une veillée entière fut ainsi consacrée à la célébration de la Gratitude, faisant défiler sur scène un franciscain australien hystérique puis une jeune femme témoignant d’un coup de baguette magique divin intervenu dans sa chambre d’hôpital psychiatrique, le tout entrecoupé de chants bruyants à l’harmonisation douteuse, dans une ambiance d’hypnose collective.

Deuxième source de gravité : starification et snobisme intellectualisant.

Le parcours auquel j’ai participé, animé par un grand nom de l’intelligentsia catholique actuelle, s’est perdu en douces et belles considérations sur la doctrine sociale de l’Eglise et ce nouveau concept d’Ecologie intégrale actuellement à la mode sur la scène médiatique catholique. Notre intervenant a quand même réussi à nous demander d’ « oublier l’expression « foi du charbonnier. » » : selon lui, cette expression n’est pas digne d’un catholique, car un catholique doit se former et lire des livres. Allez donc dire cela aux simples d’esprit. J’interpelle d’ailleurs à ce sujet un grand nombre de séminaristes rencontrés à la session et ailleurs : j’espère que vous ne vous intéressez pas à la prêtrise par seul goût pour la philosophie, la théologie, ou quelque autre science. J’espère que vous vous intéressez à la prêtrise pour les âmes et les personnes que vous serez amenés à rencontrer et à qui vous devrez avant tout témoigner de l’amour simple et profond du Christ pour elles.

Troisième source de gravité : une peur généralisée au sein des organisateurs et intervenants que j’ai pu rencontrer.

Par volonté de ne pas faire de vague, j’ai vu l’intervenant de mon parcours refuser de parler du martyre rouge (possibilité de perdre sa vie terrestre) comme une possibilité pour tout chrétien à l’heure actuelle, comme ça l’a toujours été. Prendre le parti du Christ, c’est pourtant nécessairement s’opposer au monde et de là prendre un risque. Et de façon plus générale, un refus en bloc et généralisé parmi les organisateurs du parcours d’aborder de front les sujets d’actualité brûlants : crise sanitaire, homosexualité et transexualité, changement climatique, ultra-libéralisation, virtualisation et digitalisation du monde….

Première grâce : des amitiés nouvelles.

C’était la première fois que je me rendais seule à un événement pareil. Etre seule me permit de rencontrer un nombre incalculable de personnes et me fit vivre toute la semaine la joie indestructible de rencontrer les autres. J’ai eu particulièrement la chance de passer la semaine avec Cécile, amie de mes parents dans la Communauté de l’Emmanuel à Nantes. Cécile est bénie du Ciel, elle est en permanence dans une joie et une simplicité profonde, c’est incroyable. Elle est extraordinaire et à chaque fois que je la rejoignais pour passer la veillée ou prendre un repas ensemble, je me sentais habitée d’une joie et d’une paix toutes simples, dons très clairs de l’Esprit Saint à mon avis. Et qu’est-ce qu’on a pu rire ensemble, en louant, en chantant, en priant les textes, en faisant le ménage… Merci Cécile pour toute ta bonté et ta beauté.

J’ai aussi pu rencontrer Clémence et Marielle, Mathilde et Marie, Etienne, Brune, Emmanuelle, Reine… J’ai aussi retrouvé Perrine, une accompagnatrice que j’aime beaucoup rencontrée à A Bras Ouverts. Avec chacun, chacune, j’ai pu nourrir des échanges simples et profonds, confier ou me voir confier nos difficultés et joies respectives dans la vie et dans notre Foi.

Deuxième grâce : la joie d’être célibataire.

Me voici depuis un an célibataire malgré moi. Après quelques mois à profiter pleinement du célibat, état de vie, il faut le dire, fort enviable à beaucoup d’égards, je me trouvais inquiétée depuis quelques mois par l’impératif de rencontrer quelqu’un d’autre et de remarier. Me voici délivrée de cette fausse urgence et à nouveau dans la joie de croire que Dieu suffit, et que le temps d’une vie terrestre célibataire, si c’est dans cet état que je devais finir ma vie, n’est rien à côté de l’éternité mariée à Lui.

Troisième grâce : la promesse d’un ancrage encore inédit pour moi dans une paroisse, l’appel à rejoindre un groupe, une communauté vivante dans l’Esprit Saint.

J’ai toujours eu du mal avec les phénomènes de groupe. J’abhorrais la sortie de la messe le dimanche quand j’étais enfant et adolescente, où je voyais les catholiques faire des mondanités entre eux au lieu de se tourner vers le monde extérieur pour leur annoncer la Bonne Nouvelle. Je n’ai eu eu qu’une ou deux fois des bandes d’amis, et j’ai à chaque fois fini par couper les ponts, par agacement devant les comportements grégaires que celles-ci adoptent souvent.

Et pourtant, je me sens profondément appelée à rejoindre un groupe. Une paroisse en particulier, dans Paris, celle de l’Emmanuel, à Saint Nicolas des Champs peut-être. Je suis heureuse de cette perspective car je sais à quel point je souffre de me trouver souvent seule dans un monde déchristianisé. Nous verrons si cet appel se confirme ! Quoi qu’il arrive, j’ai toujours hâte de la rentrée et de la vie qui s’annonce, et ce malgré la direction dictatoriale que la France et les Français dans leur majorité semblent décidés à prendre ces jours-ci.

Dieu est vivant, Son Fils est Jésus, Son Don est l’Esprit Saint, Sa Mère est Marie, Son Coeur nous aime infiniment, Alléluia.

Bien à vous tous,

Amélie.

Sortie de la première partie du documentaire : « Les Folles de Dieu ».

La série documentaire « Les Folles de Dieu », témoignage de personnes homos et transgenre à propos de leur vie et de l’articulation entre leur inclination et leur foi catholique, vient de voir son premier épisode publié sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=RpjCODYoFxU.

La joyeuse troupe internationale composée de Philippe, Gerson, Santiago, Guillaume, Perrine, Christian… s’était réunie à Lourdes en octobre 2019 pour tourner un documentaire inédit voire révolutionnaire : parler de leur vie en tant que personnes homosexuelles, transgenres et catholiques convaincues de la validité de l’appel au célibat et à la continence formulé par l’Eglise. Humour, beauté, profondeur, amour, réalisme et bienveillance pour les personnes orientent cette série documentaire qui a le mérite d’oser parler en vérité d’un sujet brûlant qui fâche toujours.

L’analyse et le témoignage de chacun met en avant au fil de la série quelques urgences :

1/ la condition homo / trans nous concerne tous en ce qu’elle est un puissant outil d’analyse de la condition humaine et sexuelle dans son ensemble. Il ne faut pas cantonner la question de l’identité sexuelle aux revendications d’une communauté LGBT tapageuse, comme beaucoup de catholiques, homophobes sans se l’avouer, ont tendance à le faire.

2/ La question de l’identité sexuelle (homosexualité, transexualité, bisexualité…) est un puissant levier d’attaque de l’Eglise catholique et l’une des raisons principales pour lesquelles des gens quittent l’Eglise. Il est donc indispensable de la traiter de front, de l’analyser de fond en comble, en faisant appel à des experts du sujet pour sensibiliser et former en priorité l’opinion catholique.

3/ La condition homo / trans, outil d’analyse de la relation Homme / Femme et avec elle de la relation Créateur / Créature (Dieu et l’humanité), permet de soulever et de traiter des questions d’ordre apocalyptique et eschatologique. Il est donc impératif de faire parler les personnes concernées par cette condition, de les faire témoigner au milieu de l’Eglise. Au lieu de chercher à les faire taire comme nous avons tous tendance à le faire : que ce soit les cathos, gênés par la question de la sexualité et de l’identité sexuelle ou les gay-friendly, eux-mêmes homophobes lorsqu’ils refusent qu’une personne homo/trans ne pense pas comme eux ni ne réclame les mêmes lois qu’eux.

La série a été entièrement réalisée sur la base des dons et sera mise à disposition gratuitement sur YouTube en plusieurs langues. Pour soutenir l’équipe en charge de la réalisation, vous pouvez partager et rendre visible le documentaire autour de vous et même continuer d’aider à financer le film en effectuant un don à l’adresse suivante : https://www.leetchi.com/c/reboursement-des-4-mecenes-du-tournage-homosexualite-a-lourdes?fbclid=IwAR13_3Hw1G94a2_CI6vRzyin3TPd7W8Q-a8I6EWRz7nxeR_9K_2uniD69pc.

Merci à tous et bon visionnage !

La grande privation.

Nous, pauvres gens, nous sommes vus priver de choses essentielles pour notre bonheur et pour la qualité de notre vie sur Terre.

Nous nous sommes d’abord vus priver de la source de l’Amour premier, Celui qui transcende tout, qui pardonne tout, qui répare tout, qui peut tout. Concrètement, en France et dans beaucoup de pays occidentaux, nous nous sommes vus dégoûter de l’idée d’un Dieu aimant et de la religion qui pouvait témoigner de Sa présence parmi nous. Les premiers responsables de l’oubli de cet Amour sont peut-être les représentants de cette religion eux-mêmes. Qui aurait voulu en effet croire en un Dieu aimant parmi des bonnes soeurs revêches, sévères, méchantes et moqueuses ? Des prêtres pervertis aux richesses du monde et concupiscents ? Des fidèles assistant à la messe pour faire bonne figure et rencontrer du beau monde, se fichant bien du sort du reste du monde, de l’urgence d’annoncer l’Amour à ceux qui ne le connaissent pas ? Les abandonnés, les maltraités, les pauvres, les clochards, ceux qui ont faim d’humanité et d’amour et qui n’ont parfois pas le privilège d’avoir connu l’Amour dès leur enfance ?

Avec la privation de l’Amour, du vrai Amour, est venue la privation de tout le reste.

La privation de la perspective de l’éternité dans nos vies et de la vie éternelle qui, pourtant, a le mérite de nous aider à affronter si ce n’est avec bonheur, au moins avec un peu d’espérance, les vicissitudes de la vie. La privation de notre capacité à vivre en prenant des décisions et en nous y tenant par Amour, même lorsque cela devient difficile. Notre capacité à tenir nos promesses car, au fond, nous savons les avoir prises par Amour. Notre capacité à construire nos vies en dépassant les imprévus et les nécessités de la vie, notre capacité à inventer, à créer et à tenir des projets, qu’ils soient maritaux, familiaux, professionnels ou artistiques.

Avec la privation de l’Amour est aussi venue la grande confusion entre l’Amour et la Sensation, entre la Liberté et la Passivité. On nous a ordonné de vivre selon nos besoins et nos désirs du moment, en cela, l’hédonisme ambiant est l’un des plus méchants mensonges que notre époque ait créés, il travestit la Liberté en Sensation. Nous nous sommes créé de fausses idées de l’Amour, de la Liberté et du Choix ; nous avons oublié ce que c’est que de Choisir, de Décider et de Vouloir pour de bon. Choisir de prendre et tenir des engagements par Amour. C’est notre humanité qui est encore ici en question, notre humanité en tant que chose capable de dépasser les contingences de la vie, de construire des choses éternelles lorsqu’elle fait preuve de persévérance et de courage.

Car c’est en dépassant les difficultés que nous nous épanouissons. C’est en construisant des projets qui durent, qui dépassent les événements que nous ne maîtrisons pas, que nous trouvons notre stabilité et notre bonheur. C’est une dimension éternelle en nous, enfouie en nous par Dieu au départ selon ce que je crois, qu’il nous faut entretenir pour rester dignes, heureux et joyeux. Car nous sommes des créatures divines, des créatures appelées à l’Amour et à l’Eternité, Amour et Eternité que nous connaitrons parfaitement quand nous rejoindrons notre Père au ciel.

Bravo, Victor, et merci !

Hier, sur CNews, dans l’émission « En quête d’esprit » animée par Aymeric Pourbaix, le thème de l’émission tournait autour du questionnement des mesures sanitaires par les catholiques français quant à l’interdiction de participer aux offices du dimanche. Parmi les invités, Victor, un jeune Youtuber de 19 ans, dont l’intervention m’a beaucoup touchée et qui, je crois, allait dans le sens qu’il faut que nous défendions.

Victor n’a fait preuve ni de colère, ni de haine, ni d’esprit revendicateur, revanchard ou identitaire lors de son intervention et réponses aux questions d’Aymeric Pourbaix. Soutenu par les clarifications des pères Cédric Burgun et Albert Jacqueline, il a expliqué de façon claire et aimante ce que voulait dire pour nous catholiques l’importance de l’Eucharistie, de la messe et de la communion, ce que les écrans avaient de mauvais en s’interposant dans la relation entre les personnes. Tout cela, sans pour autant faire de « La Messe » ou de « L’Eucharistie » une revendication matérialiste et cléricaliste, en rappelant et en reconnaissant tout de même que l’essentiel chez un chrétien tient d’abord en la charité et la pratique de l’Amour que Dieu nous donne autour de nous. Victor n’est tombé ni dans le piège cléricaliste identitaire ni dans le piège de la soumission aux directives gouvernementales, tout en gardant un ton aimant, exercice sûrement difficile lorsque l’on passe ainsi à la télévision à l’heure actuelle.

Quelle joie de voir prendre la parole des jeunes catholiques comme lui, dont le courage et le coeur sont à mon avis guidés par ce qu’il faut d’Esprit saint et d’amour.

Merci Victor pour ton témoignage et bravo pour ton courage.

Pour voir en replay l’émission dans laquelle Victor est intervenu : https://www.cnews.fr/emission/2020-11-15/en-quete-desprit-du-15112020-1018080

L’assemblée des saints à venir.

Dimanche dernier, j’ai eu la chance d’assister à la messe de la Toussaint à la paroisse Sainte Madeleine, tenue par la communauté de l’Emmanuel, à Nantes. Alors que l’annonce d’un nouveau confinement national était tombée quelques jours plus tôt, alors que nous pleurions avec maman le souvenir de Pierre-Marie, alors que la police faisait le guet devant l’église à la suite des différents attentats perpétrés dans des églises par des fous de l’islam, je nous vis tous, membres de l’assemblée, baignés d’une lumière nouvelle. La lumière du martyre, présent ou à venir, pour la gloire de Dieu. La lumière de l’Amour et de l’amour que nous sommes appelés à continuer de donner à tous en ce monde.

Oui, chacun des membres de cette assemblée était un reflet de l’assemblée de tous les saints, présents et à venir au ciel un jour, ici en France et dans le monde entier. Des personnes habitées par l’Amour du Christ.

Je ne sais pas comment nous devons nous positionner devant les persécutions présentes et à venir. Devrions-nous nous défendre par la voie des armes lorsque nos églises et nos prêtres sont attaqués ? Devrions-nous nous révolter contre un gouvernement qui nous enferme chez nous, ne nous donnant d’autre autorisation et d’inspiration que de commander des objets et de la nourriture en ligne en nous abreuvant de Netflix, Disney+ ou Amazon Prime ? Devrions-nous assister à la messe et nous réunir clandestinement ?

Je n’ai pas la réponse à ces questions. En revanche, je n’oublie pas que tout chrétien catholique est en attente, en attente du retour du Christ, et l’idée de ce retour nous remplit de joie. C’est cette joie qui doit d’abord et avant tout nous habiter et continuer de nous habiter pour affronter les persécutions présentes et à venir qui signent, selon moi, une possible Fin des Temps. La joie et la paix, le sentiment de la présence du Christ et de celle de la Vierge Marie et de sa douceur, doivent être nos seuls indicateurs pour décider de ce que nous devons faire ou non en la situation présente. Surtout, n’ayons pas peur ! Réjouissons-nous et continuons de témoigner de l’Amour autour de nous pour que, lorsque nous perdrons la vie terrestre au moment où Dieu le décidera, nous emmenions avec nous le plus d’âmes possibles rejoindre l’assemblée des saints.